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Mytholodhil - les Chimérrances

 
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Chiméra Klesh
Chimérien du Lion


Inscrit le: 07 Juil 2006
Messages: 346
Localisation: Quelque part dans vos songes

MessagePosté le: Lun Oct 29, 2007 21:55    Sujet du message: Mytholodhil - les Chimérrances Répondre en citant

Première errance - La voile noire du navire de Thésée

L'étrangeté était la fleur envoûtante et vénéneuse dont la fragrance régnait en maître sur ces terres légendaires : Chiméra Klesh le réalisait maintenant !
Tout avait commencé pourtant de façon rassurante, voire même presque familière : un seuil, des cavernes, un labyrinthe enfoui, promesse de milles énigmes sanctionnées de milles trésors ! Puis, les errances interminables de l'oniromancienne dans une solitude que rien ne venait troubler, si ce n'était les frôlements minéraux de soupirs aussi invisibles qu'intangibles.

« Étrange... Je croyais pourtant que nous serions une trentaine de seigneurs à errer dans ce labyrinthe. Et je ne vois pas âme qui vive ! » Surprised

Peut-être aurait-elle du lancer quelques appels au hasard des couloirs torturés, mais après une rapide réflexion elle y avait renoncé : parmi ceux qui, comme elle, parcouraient le labyrinthe, elle n'avait pas que des amis. « Mieux vaut rester aussi invisible et intangible que ces soupires qui m'accompagnent dans mon errance... »
Mais très vite, elle avait du se rendre à l'évidence : elle n'était pas dans un simple labyrinthe ! La succession des nuits et des jours auraient du altérer sa forme, elle qui vivait ses jours dans un corps de dryade et qui hantait ses nuits dans la peau putréfiée d'une harpie ; or aucune métamorphose ne s'était imposée à elle depuis qu'elle était en ces lieux : dryade elle était et dryade elle restait, même lorsque la nuit régnait sur le labyrinthe.
Les apparitions des messagers, les Têth-deux, s'avéraient tout aussi surprenantes : une forme de magie qu'elle n'avait jamais vue, entre l'illusion et la réalité.

Puis, elle avait trouvé la porte bleue.

Simple et austère, à première vue : des planche de bois assemblées et clouées à la va-vite, peintes en bleu azur et manifestement rongées par un air trop salin. La poussant de la pointe de son épée courte, Chiméra contempla à quoi ressemblait la deuxième moitié du labyrinthe de Mytholodhil avant de s'y engager. C'était une plage ! Immense et céleste.

S'avançant sur le sable fin de couleur bleutée, l'oniromancienne scrutait l'étrange espace dans lequel elle venait de s'engager : une crique à ciel ouvert, qui ne comportait qu'une seule issue navigable, engoncée entre deux immenses pans montagneux écrasants de verticalité et dont les cimes se perdaient dans les brumes célestes de nuages trop joueurs.

« J'ai donc le choix entre la navigation et le vol... »

De mauvais souvenirs de Zeppelindhil lui firent opter pour la première solution : Chiméra s'installa sur le sable azur et commença à tracer des symboles ensorcellés du bout du doigt tout en murmurant ses incantations. Les esprits du vent et de la vague répondirent à son appel et convergèrent vers elle...

La nuit était tombée lorsqu'elle acheva l'élaboration de son embarcation enchantée. Une nouvelle nuit était tombée et toujours la harpie se refusait à elle. « Manifestement, les mystérieux enchantements du labyrinthe sont tissés à l'échelle du continent ! Tant pis, je me passerais de la férocité de la harpie pour m'appuyer sur les ensorcellements de la dryade. »

Avisant le ciel nocturne, Chiméra apporta la touche finale à son navire : une voile noire comme la nuit. Puis, après une inspection de son oeuvre qu'elle jugea satisfaisante, elle monta à bord et, immédiatement, le navire quitta la rive pour s'engager sur le fleuve encadré de parois rocheuses. Abandonnant la navigation à son navire enchantée, Chiméra gagna la cabine moelleuse qu'elle y avait incluse et s'y plongea dans un sommeil réparateur.
Elle n'en sortit que le lendemain, pour se demandait où elle pouvait bien se trouver : le fleuve se fragmentait en de multiples branches, toutes bordées par des immenses murs aquatiques, cascades vives et drues tombant d'incalculables hauteurs et formant les murs grondants de cet immense labyrinthe aqueux.

« Où que je puisse me trouver, je suis au delà de la porte bleue : il n'y a aucun doute là-dessus ! » Après avoir regardé sa boussole pour rechercher le chemin du nord, Chiméra s'installa à la barre et engagea son navire sur la rivière qui coulait nonchalamment vers le septentrion.
_________________
Chiméra Klesh
Oniromancienne du Royaume sur les Récifs
Membre du Corps du Lion
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Chiméra Klesh
Chimérien du Lion


Inscrit le: 07 Juil 2006
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MessagePosté le: Lun Oct 29, 2007 21:59    Sujet du message: Répondre en citant

(En avant première sur ce forum Wink Dans un jour ou deux sur celui de Daifen)

Deuxième errance – Les rugissements du Lion Vert

Le labyrinthe aquatique se poursuivait devant la proue du navire ensorcelé de Chiméra Klesh, mais plus de la même façon que précédemment : si son esquif avançait toujours dans un labyrinthe aqueux, il n’était plus cerné de murs d’eau mais de gouffres abyssaux et vertigineux! Partout autour d’elle rugissait le grondement de l’eau qui se précipitait dans le vide avant de s’y écraser bruyamment. Balloté entre des dizaines de chutes assassines qui dessinaient ce labyrinthe mortel, le navire à la voile noire était entraîné par un courant vif autant que brutal. Les eaux avaient perdu leur douce teinte azur et se drapaient désormais d’une inquiétante couleur émeraude, déchirée par l’écume de nacre de vagues trop violentes.

Pouvait-on encore parler de navigation dans cette folle course en avant d’un navire perpétuellement emporté par les rapides et voué à ne pouvoir qu’accélérer ? Aspiré par le courant, il fallait choisir hâtivement son chemin tout en se tenant le plus loin possible des gouffres qui faisaient office de murs. Cramponnée à la roue de bois – tout autant pour diriger son navire que pour ne pas chuter sous l’effet du roulis – Chiméra ne quittait plus la barre ! Et les heures défilaient, indifférentes à l’attention de tous les instants que le cheminement exigeait de la dryade.

Si seulement elle avait eu une poignée de minutes de libres, elle aurait pu invoquer ses élémentaires : un Hydrak qui aurait apaisé les eaux ou alors un Aerak qui aurait guidé le navire d’un vent stabilisateur. Hélas, elle ne pouvait se permettre de lâcher la barre un seul instant : abandonner le navire à lui-même signifiait un naufrage immédiat dans ces eaux vertes, suivi d’happement par un gouffre rugissant. Pourtant, Chiméra réalisait parfaitement que se cramponner à cette barre n’était certainement pas une solution : elle n’était ni guerrière, ni navigatrice, et ses pauvres bras de magicienne étaient complètement tétanisés par l’effort fournit par ces interminables heures de lutte contre ce courant qui, lui, ne se fatiguerait pas ! Elle ne sentait de ses deux bras que leur douleur et leur atroce rigidité et seuls ses yeux lui affirmaient qu’elle tenait encore la barre fermement, son sens du toucher ayant déserté depuis bien longtemps ses mains endolories.
Mais elle était déterminée à ne pas céder : il lui fallait trouver une issue et la perpétuelle accélération du courant ne pouvait que la rapprocher de la sortie. Devant ses yeux brouillés d’écumes salines et de fatigue désespérée, les embranchements du labyrinthe happaient la proue de son navire, écho instantanée des décisions qu’elle imposait instinctivement à la barre engoncée dans ses bras meurtris : à gauche à gauche en face à droite à gauche en face en face à droite !!!

Un coup d’œil rapide à la boussole. À gauche à gauche tout droit tout droit… Par les cornes du Minotaure, où est le nord ?? À droite tout droit à droite… Le regard qui remonte vivement sur la pointe de la proue. Attention un gouffre ! À gauche pour l’éviter, à droite pour contrecarrer l’élan pris, en face pour stabiliser, impasse en face de moi.

Plus d’issue ! Chiméra n’a pas le temps de réaliser que son navire ne peut pas emprunter ce chemin là que déjà il se termine brutalement et l’esquif bascule dans le vide, se voit précipiter quelque part, vers le bas, dans le sourd grondement des eaux victorieuse. La vertigineuse sensation de chute libre s’empare de la dryade alors que, à l’instar de son navire, elle tombe. Le vent glacé qui la fouette et la transperce de ses gouttes glacées donne un nouvel élan à ses mains mortes à force de cramponner cette barre qui désormais lui est bien inutile. Un sortilège, vite ! Oubliant ses doutes, oubliant le trop faible nombre d’élémentaires répondant à ses appels depuis Fulupudhil, Chiméra incante fiévreusement. Elle prie Mère Magie de déchirer les trames de la réalité qui séparent ce monde de celui de l’Air, elle appelle à elle les serviteurs du souffle céleste. Elle ne le réalise pas encore mais déjà un élémentaire d’Air l’enveloppe et ralentit sa chute. Quelque part, infiniment plus bas, son navire se fracasse contre ce qui semble être sa destination finale à elle-aussi : une vaste étendue d’eau.

Et soudain, tout devient vert et humide. La douleur qui parcourt son corps lui fait prendre conscience de la violence de l’impact à la surface de l’eau, mais grâce à la vaillance de son élémentaire, elle a survécu. Empêtrée dans ses robes de magicienne, Chiméra se débat, entraînée vers le fond par le tissu gorgé d’eau glacée et devenu trop lourd. Elle chasse hâtivement l’étourdissement causé par le choc : si elle ne veut pas mourir noyée, elle n’a que quelques secondes pour se tirer de là. Empoignant ses tuniques à pleines mains, elle les déchire rapidement afin de s’en extirper, puis, à bout de souffle, elle nage précipitamment vers la lumière. Son arrivée à la surface est saluée par une brusque goulée d’air frais qu’elle aspire voracement. Fourbue et glacée, elle regarde frénétiquement ce qui l’entoure, cherchant un échappatoire à la froide noyade qui guette son corps exténué. Plusieurs îles… Peut-être même aurait-elle la force de nager jusqu’à l’une d’entre elle, n’importe laquelle, toutes feraient sans doute l’affaire pour s’y laisser mourir de froid et de harassement.

Sur l’une de ces îles, un lion la regarde. Installé sur la plage, c’est un lion au pelage vert, robuste et massif. Son regard de sphinx de porte sur la dryade en train de se noyer.

« Le corps du lion, halète Chiméra entre deux goulées d’eau glacée. Le Corps du Lion… »

La simple présence de l’animal lui donne alors les ressources qui lui faisaient défaut. Elle passe de longues minutes à nager vers le Lion Vert, dans le grondement des précipices mortels qui encadre son naufrage. Dans son délire, Chiméra perçoit ces grondement comme étant ceux du lion, qui l’encourage à venir le rejoindre, à poursuivre ses efforts, même si ses bras la brûlent et si ses jambes n’obéissent que mollement à ses injonctions. Mus par l’énergie du désespoir, ses membres écrasés de fatigue la mènent, brasse après brasse, jusqu’à la plage salvatrice où elle s’échoue, haletante et brisée, mais victorieuse !

Grelottant de froid et d’épuisement, nue et tremblante, Chiméra titube sur le sable mouillé et s’effondre contre le lion qui la regarde en silence, sans esquisser un geste. Blottie contre lui et à l’abri dans son pelage émeraude, elle s’endort profondément.
_________________
Chiméra Klesh
Oniromancienne du Royaume sur les Récifs
Membre du Corps du Lion


Dernière édition par Chiméra Klesh le Mar Oct 30, 2007 14:49; édité 4 fois
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